Avis | « Le chagrin partagé est à moitié chagrin »

New York Times - 07/01
Un diagnostic de cancer, un proverbe suédois et la bénédiction des liens humains

Tôt le matin du vendredi 10 novembre, mon téléphone a sonné avec une terrible nouvelle : ma femme, Nancy, est atteinte d'une forme très agressive de cancer du sein.

Au moment même où j’écris ces mots, je sais que d’innombrables lecteurs connaissent la sensation exacte. Soit ils ont reçu un diagnostic similaire, soit ils aiment quelqu’un qui l’a fait. Et chacun de ces lecteurs connaît le sentiment surréaliste de voir votre vie changer instantanément. Nancy et moi vivions dans une réalité avant l'appel téléphonique et dans une autre réalité après.

C’est comme la différence entre la paix et la guerre. En temps de paix, vous pouvez rêver et planifier. La vraie joie est peut-être insaisissable, mais elle semble être un objectif réalisable. En temps de guerre, on creuse profondément. Tu te bas. Et le but n’est pas la joie mais la survie elle-même. La paix comporte de nombreux défis, mais la guerre est bouleversante sur le plan émotionnel. Le combat est très dur et peut sembler sans fin.

Imaginez à quel point ce combat, n’importe quel combat, serait plus difficile si vous le meniez seul.

Mais depuis l’obscurité profonde de cet appel téléphonique de novembre, Nancy et moi avons resse...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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